Vous avez dit informatique verte ?

Vous avez dit informatique verte ?


Le changement climatique est l’un des défis majeurs du 21e siècle. L’informatique verte est un sujet d’une grande actualité, mais que recouvre exactement cette notion ? Les TIC (les technologies de l’information et de la communication) peuvent-elles vraiment contribuer à faire cesser le réchauffement de la planète ?
 
 
Le TIC sont-elles vertes ?
 
On estime que les TIC sont responsables de 2 % des émissions de carbone en Europe. Selon certains rapports, cette consommation équivaut à la quantité de carbone produite par l'industrie aéronautique et cela va en augmentant.
Mais il n’y a pas que de mauvaises nouvelles. Les TIC peuvent nous aider réellement à réduire les émissions de carbone, ainsi que la quantité d’énergie que nous utilisons, dans tous les aspects de notre vie et de nos activités. D’après certains rapports, en utilisant les TIC, nous pourrions contribuer à réduire de 15 % nos émissions totales de carbone d’ici à 2020 et la quantité d’énergie qu’elles permettraient d'économiser pourrait même dépasser de cinq à dix fois celle qu’elles consomment.
 
 
L’informatique au service de l’environnement
 
Les TIC peuvent contribuer à réduire les émissions de carbone de deux façons :
1) elles peuvent être utilisées pour fournir des solutions technologiques aidant tous les secteurs de l’économie à réduire leur consommation d’énergie. Par exemple, selon des études récentes, les TIC pourraient réduire jusqu’à 17 % la consommation d’énergie des bâtiments, notamment par l’éclairage. Des solutions simples, comme l’organisation de visioconférences, au lieu de voyages en avion pour rencontrer des collègues dans le monde entier, nous aideraient également à être plus respectueux de l'environnement.
2) Elles peuvent être un moyen d’évaluer précisément notre consommation d’énergie, afin que nous puissions prendre des décisions en connaissance de cause sur la manière de changer éventuellement notre mode de vie. Par exemple, un comptage intelligent peut donner aux consommateurs des informations détaillées sur leurs habitudes de consommation d’énergie, leur permettant ainsi de limiter leurs besoins d’énergie et d’économiser de l’argent.
 

Quelles applications de grille seraient concernées ?
 
Des technologies innovantes comme l’informatique en grille et la virtualisation peuvent jouer un rôle essentiel en vue d’un monde plus vert, en nous aidant à réduire la redondance, et, ainsi, l'énergie, pour un service donné.
Pour les petites et moyennes entreprises, l’informatique répartie, comme le « nuage », peut aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En effet, les serveurs dédiés font souvent un usage plus efficace de la puissance de calcul du processeur, conduisant à une réduction générale de la consommation d’énergie. On devra toutefois s’assurer que les émissions ne sont pas simplement déchargées vers une source extérieure.
Par ailleurs, l’informatique utilitaire (utility computing) peut contribuer à réduire sensiblement l’empreinte carbone, et l’informatique répartie (distributed computing) peut nous aider à améliorer notre connaissance du changement climatique. Enfin, l’informatique bénévole (volunteer computing) a permis à des projets comme climateprediction.net de calculer des modèles du changement climatique jusqu’en 2080. Ainsi, les TIC nous aident à assurer un avenir plus vert.
 
Pour en savoir plus, consultez les notes de synthèse GridBriefing du projet GridTalk…